Les articles de journaux

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Le P'tit Matthieu, journal de la paroisse St-Matthieu de Gatineau

le p'tit Matthieu est un journal de paroisse relativement jeune dans lequel on retrouve des entrevues et différents articles traitant des différents aspects de notre communauté. Voici les articles que j'ai écris jusqu'à présent dans ce journal.


Entrevue avec monsieur Marcel Denis

avril 2006

Nous le connaissons tous soit pour son aide généreuse avec les servants de messe, pour son dévouement dans la paroisse elle-même : Il s’agit bien sûr de Monsieur Denis!!! Pour ceux qui ne savent pas de qui nous parlons… Eh bien c’est impossible parce que vous tous sûrement avez déjà vu à l’une de nos messes ou encore dans le quartier. Voici quelque informations recueillies lors d’une entrevue exclusive avec monsieur Denis!

Monsieur Denis

Qu’est-ce que vous aimez dans l’aide que vous apportez  à  la paroisse St Matthieu?

Il s’agit avant tout de mon amour pour les enfants (j’ai d’ailleurs 6 petits- enfants), de plus je me sens plus utile en aidant durant la messe plutôt que de rester passif durant la célébration du Dimanche que je ne manquerais pour rien au monde!!!

Depuis quand êtes- vous impliqué dans la paroisse?

En fait, j’y suis depuis ses débuts, soit en 1964 mais je vis dans le quartier depuis 1962 et j’aime bien y demeurer. À cette époque, ce n’était pas aussi bien organisé que maintenant. En effet, je devais faire la lecture, la communion et plusieurs autres tâches. Il m’arrivait même d’avoir à lire 2 fois la même journée soit deux  messes. Aujourd’hui, heureusement, c’est beaucoup mieux organisé!!!

Est-ce que, aider les servants de messe le Dimanche est votre tâche dans la paroisse St Matthieu?

Non. Avant  j’avais plusieurs tâches mais, maintenant, je  m’en occupe plus à titre de remplaçant pour ceux qui ne peuvent pas le faire. J’aime bien cela.

Avant de connaître la paroisse, quelle était votre profession?

J’étais programmeur au gouvernement fédéral de Montréal pour ensuite être envoyé à Ottawa pour pratiquer la même profession sois de 1962 à 1976 (14 ans).

Si vous pouviez faire un bref résumé de votre vie, de quoi  aurait-t-elle l’air?

J’ai eu une vie assez tranquille. Une semaine après la sortie de l’école en 1940, j’ai tout de suite commencé à travailler.
J’ai toujours eu cet amour pour les chiffres qui m’a mené à devenir programmeur. Par la suite, comme tous les hommes de mon âge, j’ai participé à la deuxième guerre mondiale. À mon retour, le gouvernement fédéral n’a pas eu le choix que de me réengager mais cette fois, dans un bureau d’impôts ou je retrouvais mes amis, les chiffres. Encore aujourd’hui je fais des impôts pour passer le temps aider par ma petite fille qui elle, travaille dans le bureau d’un avocat.

Chaque dimanche, nous voyons que vous aimez aider les jeunes servants de messe mais vous, en avez-vous des enfants?

En effet, j’ai quatre enfants qui ont respectivement 56,54 52 et 47 ans. Évidemment ils travaillent tous. J’ai aussi six petits enfants qui eux, ont de 28 à 30 ans. Petite anecdote : Quand mes petits enfants étaient tous à la même garderie, c’était moi le responsable d’aller les chercher si l’un d’eux était malade puisque les parents travaillaient. Chaque fois que j’allais en chercher un, tous en cœur criaient : Bonjour grand-papa, donc, les surveillants n’avaient pas à douter si j’étais bel et bien le grand-père des enfants!

Quelle est votre ville natale?

Moi et ma femme venons de Montréal. Nous sommes déménagés ici lorsqu’on m’a demandé de travailler à Ottawa, en 1962.
Puisque nos enfants avaient déjà commencé l’école au Québec, je me suis dit que cela na valais point la peine de déménager à Ottawa donc chaque jour de la semaine, je prenais ma voiture et malgré un petit bout de chemin, je me rendais à Ottawa pour y travailler jusqu’au soir.

Merci!

Par : Mariève Morin
                                                                                                            Et
Lisanne Lalancette


Réflexion sur Pâques

avril 2006

Jésus, quand tu es mort sur la croix, les gens n’ont pas compris. Pourquoi le fils de Dieu se serait-il laissé tué sans rien dire? C’est une question que de plus en plus de chrétiens se posaient. Certains se sont peut-être mis à douter. D’autres, pris de panique se sont cachés. Et nous, comment aurions nous réagis? C’est toujours facile de trouver la meilleure solution avec du recule mais eux, n’en ont pas eu la chance. Avant même qu’ils aient eu le temps de comprendre pourquoi tu te laissais crucifier, ils étaient déjà seuls. Pour ceux qui te connaissaient le mieux, le deuil n’a pas été très long car le troisième jour, ils recevaient la nouvelle de ta résurrection. C’est à ce moment là qu’ils ont compris, en se rappelant de ce que tu leur avais dit, la raison de tout ce qui se passait. Mais nous, l’avons nous vraiment compris? Bien sûr, on nous le répète de puis longtemps mais qu’est-ce que cela signifie réellement pour nous?

Seigneur, en ce temps spécial du carême,
Aide nous par le partage
À comprendre d’une façon significative
Le sens profond de ta résurrection

Met sur notre route
Des expériences enrichissantes
Ou des signes de ta présence
Pour nous aider à vivre Pâques
Comme tu veux que nous le vivions.


Avis de recherche

avril 2006

Attention, Selon des sources sûres, un homme ayant été crucifié pour s’être proclamé le fils de Dieu se serait échappé de sa tombe il y a de cela environ 2000 ans. Des signes évidents témoignent de sa présence parmi nous. Nous n’avons aucun détail sur son aspect physique (un homme change en vieillissant de 2000 ans). Il peut être n’importe où et surtout n’importe qui car il vit dans le cœur de chacun de nous. Soyez sur vos gardes car il pourrait prendre une place importante dans votre vie si vous lui en donnez l’occasion.


Une campagne de solidarité

mai 2006

Par Mariève Morin

Ce printemps, vous avez certainement rencontré des marcheurs qui distribuaient des paquets de pains dans les rues de Touraine. Non, ce n’étaient pas des boulangers du coin qui écoulaient leur vieux stock mais des volontaires qui amassaient des dons pour Solidarité Pérou.

deux à la distribution

Nous avons réussi à nous infiltrer parmi ces volontaires pour vous offrir un article des plus complets. Saviez-vous que l’argent que vous avez donné (j’en suis persuadée) était envoyé au Pérou (vraiment?!), mais plus spécifiquement vers sa capitale, Lima. Eh oui! C’est dans ce pays des plus pauvres que vous avez envoyé le fruit de votre générosité.

informations sur solidarité pérou 1

d'autre informations sur solidarité Pérou

Vous pouvez aussi encourager l’organisme plusieurs fois au courant de l’année comme par exemple en assistant à notre spectacle de musique latino annuel ou aux autres différentes activités. Restez aux aguets, Solidarité Pérou est peut-être plus présent que vous ne le pensiez dans notre belle paroisse.

Alors l’an prochain, quand viendra la date fatidique où l’on viendra frapper à votre porte avec dans les mains une quantité vertigineuse de pains, vous pourrez en toute connaissance de cause en acheter* ou ( encore mieux!) venir vous joindre à la marche* et aider des gens dans le besoin du Pérou!

nous remplissons les coffres de bon pains

 

* mais ça, je suis certaine que vous le faisiez déjà ;)

Mélsnie Lalande

 

Grâce à Mélanie Lalande, nous avons pu recueillir toutes les informations dont nous avions besoin pour cet article. Merci beaucoup Mélanie pour cette belle entrevue :)


Entrevue «coup de coeur»
avec soeur Reine-Aimée Bédard:
Femme extraordinaire

décembre 2006

Par Mariève Morin

Plusieurs paroissiens la connaissent, d’autre n’ont pas autant de chance, cette religieuse de la congrégation des soeurs de la charité d’Ottawa est pour le moins extraordinaire. Ayant dû prendre congé de l’enseignement pour des raisons de santé, son importance se fait encore plus sentir qu’à l’habitude.C’est pourquoi j’ai jugé important de la connaître mieux. Pour ceux qui la connaissent, prenez cet article comme des confidences et pour ceux qui ne la connaissent pas, saisissez-le comme une introduction à cette grande femme.

Dans quelles circonstances avez-vous décidé de devenir religieuse?

Jusqu’à 18 ans, j’ai toujours fréquenté des écoles dirigées par les sœurs de la charité d’Ottawa (Sœurs grises). Ce qui m’attirait chez elles, c’était leur qualité de présence, leur disponibilité, leur bonne humeur. Je me rappelle que les vendredis soirs, elles venaient danser du folklore avec nous. Nous faisions des jeux de société et nous regardions des films. Comme je désirais travailler avec des jeunes, elles ont su me donner leur charisme.

D’où vous vient votre talent artistique?

Ma grand-mère maternelle et ma mère étaient d’excellentes couturières. Je les regardais coudre pendant des heures. Elles fabriquaient elles-mêmes les jouets pour Noël. Tout ce qui regardait l’artisanat ne leur était pas étranger : courte-pointe, tricot, dentelle, broderie, tissage, etc. Si elles avaient eu la possibilité de peindre, elles auraient réalisé des chefs-d’œuvre.

Qu’avez-vous accompli dans votre vie dont vous pouvez être fière?

Ce dont je suis le plus fier, c’est de ma carrière d’enseignante que j’ai vécue comme une passion. J’ai aimé mes élèves, j’ai toujours cru en la beauté qui les habitait et j’ai beaucoup d’espérance en leur devenir.

Combien de temps avez-vous enseigné à Saint-Joseph?

Je suis au collège Saint-Joseph depuis 1980.

Quels étaient vos rêves de jeunesse?

Mes rêves de jeunesse : enseigner, aller en Afrique et vivre en campagne.

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir enseignante?

Il y a 40 ans, l’éventail des carrières pour les femmes n’était pas aussi diversifié qu’aujourd’hui. Tu choisissais entre enseignante, infirmière ou secrétaire. Comme j’aimais beaucoup les enfants, je me suis dirigée vers l’enseignement. À l’adolescence, je regroupais les enfants du voisinage et j’avais ma «petite école» dans un hangar.

 soeur Reine-Aimée Bédard

Une femme de coeur au service de la jeunesse

Si vous aviez à résumer votre vie, que diriez-vous?

Un seul mot : amour.


La veille

décembre 2006

par Mariève Morin

Je me réveille en sursaut. Il est 8 h et c’est déjà bien tard car je sais que chaque instant de cette journée sera magique. En effet, hier, mes parents m’ont suggéré de me coucher tôt parce qu’aujourd’hui, c’est la veille de Noël, c’est le 24 décembre.

Pas question de rester une seconde de plus au lit. Je cours au salon; tout est près. Notre beau sapin se dresse fièrement au milieu des sofas en me présentant ses branches scintillantes toutes décorées de boules multicolores, de bibelots et de guirlandes. Il couve jalousement une petite crèche de porcelaine représentant une famille si connue qu’elle en est immortalisée et qui, comme chaque année, est dans l’attente de l’avènement d’un petit bébé qui est venu embellir le monde il y a de cela bien des années, beaucoup plus que je ne peux l’imaginer, selon mes parents. Je m’agenouille devant le sapin pour mieux la voir.

Je regarde autour de moi pour être certaine que mes parents ne sont pas dans les alentours et je tends la main pour cueillir la statuette à l’effigie de la Vierge Marie. Je ne devrais pas y toucher parce qu’elle est fragile mais j’ai envie de la voir, de l’admirer. Cette femme m’a toujours intriguée. J’ai toujours eu du mal à comprendre comment elle avait pu avoir assez confiance pour accepter, sans hésitation, d’être la mère de Jésus. J’entends des bruits de pas. Je pose rapidement la statuette et je me lève, procédant à l’examen des bas de Noël.

Ils sont magnifiques. Cela doit faire au moins 10 ans que nous avons les mêmes mais je n’accepterais jamais de les changer; ils font partie de la tradition, sans compter que j’y ai ajouté quelques éléments décoratifs l’an dernier. Je me retourne pour voir qui s’est levé. C’est mon petit frère. Il est aussi excité que moi et nous bavardons joyeusement jusqu’à ce que toute la maison se réveille. Ce sera une belle journée, surtout que…

Oh non! J’ai oublié le cadeau de mon père! Il a beau dire que ce n’est pas le plus important de la fête de Noël, il sera sûrement déçu si je ne lui offre rien. Je me rends au centre commercial avec ma mère.

Là-bas, l’ambiance n’est pas à la fête. En fait, c’est à peine si on n’entend pas : «Pousse-toi, je suis pressé» ou «Qui a eu l’idée d’inventer Noël?!»

Eh bien, heureusement que j’ai trouvé rapidement. Quoi? Je ne vous le dis, vous pourriez le lui répéter!

Comme toujours, on passe l’après-midi à se préparer. On se lave, on se sèche les cheveux, on se coiffe, on enfile nos plus beaux habits; tout pour être à la hauteur de cette grande fête! Et voilà, 6h30, le tout peut commencer. Nous nous dirigeons vers l’église. En fait, ma mère viendra nous rejoindre plus tard, elle n’est pas encore prête. C’est la messe de Noël, le clou de la soirée. C’est le moment où l’on se remémore le vrai sens de Noël. Pour certains, cela tient de la tradition tandis que pour d’autres, c’est une obligation. Pour ma part, je trouve extraordinaire d’entendre chaque année raconter le même périple et d’en être chaque fois un peu plus émerveillée. Après la messe, mon frère et moi sommes fébriles. Nous sommes persuadés que, comme toujours, le père Noël à profité de notre absence pour passer chez nous et, les circonstances nous donnent raison.

Malheureusement, nous ne pouvons ouvrir aucun cadeau avant d’avoir mangé un peu (pourriez-vous m’expliquer le rapport?).

Très rapidement, à l’air déjà survolté, se mêle une bonne odeur de victuailles. Tout semble prêt pour que le réveillon se termine tard! J’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous quitter pour aller fêter. Sur ce, je vous souhaite un très joyeux Noël.

P.S. N’oubliez pas de chanter bonne fête à Jésus à minuit.



 

Le Vénus, journal de l'école secondaire St-Joseph de Gatineau

en construction

à suivre


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